Retex CROSSROAD - Marksman Challenge 2022

Allez papy, raconte nous encore comment tu as decimé l'equipe adverse bille à billes !
Splatsh
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Retex CROSSROAD - Marksman Challenge 2022

Message par Splatsh » 19 avr. 2022 22:05

Salut tout le monde,
Ici Splatsh du Binôme Grey (observateur) et Splatsh (tireur), nommé FOX pour le CMC 2ème édition et voici notre retex.

Effectif : 5 binômes et 3 solos

Janvier 2022. Les premières infos.
Nous recevons un message qui sera la seule information supplémentaire avant le début du challenge. Les organisateurs nous demandent de trouver un lieu-dit à proximité de La Verdière qui sera le point de départ de l'évènement et de leur envoyer une photo pour qu'ils puissent vérifier que nous avons le bon point.
Par la suite, un travail de recherche sera mis en œuvre par nos soins pour compléter nos connaissances sur les lieux particuliers et les bâtiments présents sur la zone de jeu.

Jeudi 31 mars, départ de Sarthe pour le sud de la France.
Apres plusieurs mois d'attente, c'est le jour J. Nous chargeons le matériel dans la voiture en vérifiant ensemble une dernière fois que chaque élément est bien présent.
Sept heures de route nous séparent de notre première halte qui se situe au pied de Vercors. Le trajet est l'occasion de refaire un point sur les règles ACP et sur les diverses possibilités d'emport pour le challenge. Vers la fin du trajet la météo se dégrade et la neige ne tarde pas à tomber. Le paysage se transforme en quelques heures et laisse planer le doute sur une éventuelle annulation de l'évènement.
Apres un échange téléphonique avec les organisateurs le doute est levé, l'évènement est maintenu. Nous sommes à 3h00 de route du rendez-vous final et pas un flocon n'est tombé sur la zone de jeu.

Vendredi 01 Avril, le jour J
Apres une dernière nuit au chaud dans un vrai lit, nous préparons la version définitive de nos sacs. Les non négociables pour nous sont le confort thermique de jour comme de nuit, un stock confortable de nourriture et d'eau ainsi que le poids total du matériel. Le choix est fait de ne pas prendre les répliques de poing et d'emporter plus d'eau pour ne pas manquer.

Trois heures de route plus tard nous arrivons à La verdière. Nous avons une heure d'avance et en profitons pour faire quelques tests camouflage dans la végétation locale. La ghillie restera aussi au placard, ses couleurs trop vives ne sont pas du tout adaptées.
Le début de l'évènement tant attendu est proche et ces plusieurs mois de réflexion et de préparation vont enfin être mis à l'épreuve. Avons nous fait les bons choix de matériels ? Est-on suffisamment équipés pour la météo locale ? Va t-on tenir jusqu'au bout ?
Nous refaisons une énième fois à l'oral le tour de tout les éléments que nous ne pouvons pas oublier ( Lunettes protection, gants, pharma, lampe, carte, briquet,....) et nous roulons vers le point de rendez-vous.
Sur place plusieurs binômes sont déjà arrivés et se préparent. Nous faisons de même en sortant les sacs et en préparant les répliques.
Très rapidement les organisateurs arrivent sur place, nous rassemblent puis nous présenter les grandes lignes et l'état d'esprit du challenge. Le jeu sera immersif et la sécurité des joueurs au centre de leurs préoccupations.
Le top départ est donné par un premier objectif, rejoindre un lieu dit à quelques centaines de mètres. La nuit est déjà tombée et nous progressons tout feu éteint sur l'unique chemin vers le point de rendez-vous.
Arrivés sur place, chaque binôme tire au sort son nom de baptême, pour nous se sera Foxtrot.
Très rapidement, le premier atelier autour de l'emport et du bivouac est lancé. Nos sacs sont pesés et leur contenu est noté. Ils font entre 15 et 20 kg, ce qui semble être dans la moyenne.
Premier coup de pression du weekend, on nous annonce que nous avons 10 minutes chrono pour installer un bivouac et revenir au point de rendez vous. Avec mon binôme nous nous enfonçons dans la végétation et cherchons à la frontale un lieu adapté. Le terrain est rocailleux est plein de buissons plus ou moins haut. Aucune zone idéale ne se présente donc nous improvisons un montage bas de notre tarp entre 2 buissons sous lequel nous dégageons de quoi poser les matelas.
Nous terminons le montage du campement de justesse avant la fin du chrono et les orgas passent dans la foulée pour l'évaluer.
L'atelier se termine par une dernière information. Nous avons rendez-vous sur cette même zone pour l'atelier suivant le lendemain matin à 07h00.
De retour sur le bivouac nous adaptons un peu sa mise en place pour plus de confort et nous nous installons rapidement dans nos sacs de couchage.
Cette première nuit n'a pas été la plus confortable. La température négative (-8°), le vent qui fait claquer le tarp et les passages de véhicules ont limité notre temps de sommeil.

Samedi 02 avril
Le réveil sonne à 6h00, nous mangeons rapidement et prenons le temps de ranger correctement l'ensemble du couchage pour qu'il prenne le moins de place possible dans nos sacs déjà bien remplis. Avant de partir pour le lieu de rendez-vous un tour complet du matériel est fait pour ne rien laisser sur place. Le froid et le vent incessants nous incitent à adapter notre tenue avant de partir.

7h00 le lieu de RDV est déclaré zone safe, ce qui signifie qu'aucun traqueur ne peu nous engager sur ce lieu et à cet horaire. Cette logique restera la même sur la grande majorité des rendez-vous qui seront donnés sur le weekend.
Le premier atelier de la journée est autour de l'orientation. Deux azimuts nous sont donnés et à leur jonction se trouve le prochain point de rendez-vous. Les organisateurs vérifient que les participants aient les bonnes coordonnées avant de partir et pour ceux qui en ont besoin, leur expliquent comment les tracer.
Après validation, nous commençons notre progression avec prudence, car une fois sortis de la zone d'atelier nous sommes en zone hostile. Nous choisissons de sortir le plus rapidement possible du sentier et de les éviter au maximum sur le reste du challenge.

Premier vrai contact avec la végétation locale qui est majoritairement constituée de petits arbres qui créent un ensemble compact et difficile à franchir. Nous sommes bien loin de ce que nous connaissons chez nous. La pente est en notre faveur mais l'effort n'en reste pas moins intense car il faut constamment repousser les branches qui s'accrochent dans nos sacs et nous empêchent de passer.
Pour l'anecdote nous avons tous les deux des tapis mousse sur le sac qui se sont fait grignoter par la végétation tout au long du weekend. Sur celui de mon camarade il manque 4 cm de mousse sur tous les angles. La moitié des modules de camouflage sur mon fusil et ma bonnette de lunette y sont également restés.

Nous arrivons au point de rendez-vous situé à proximité d'une ruine et nous sommes dans les temps. Nous découvrons que sur celui-ci nous seront séparés. Je suis envoyé sur un module de tir sur cibles tandis que mon camarade part pour une session cardio sous pression.
Chaque tireur à la possibilité de s'entrainer avant le début de l'épreuve. J'en profite pour faire plusieurs tests et suivre les conseils qui me sont donnés par certains concurrents pour m'adapter aux contraintes locales ( vent, et froid qui durcit le joint).
Vient le moment de la série de tir, le cardio monte . Je touche les deux premières cibles comme la plupart de mes camarades et vient le tour de celle à 60m. Le vent est présent mais il me reste du temps, je décide de le mettre à profit et attendre qu'il se calme. A un peu plus d'une minute de la fin du chrono une occasion se présente. Je tire, la bille fait une courbe sur la droite et atterrit sur la cible.
A la sortie de ces deux ateliers nous sommes réunis pour un second point cartographie. Le prochain atelier est dédié au renseignement. La zone restera donc hostile jusqu'à la fin de l'exercice.

Nous choisissons de faire un détour pour arriver derrière le point de rendez-vous. L'objectif est d'éviter les traqueurs qui pourraient être postés entre le point de départ et d'arrivée sur les chemins les plus directs.

11h30 Arrivés à une centaine de mètres du lieu, nous préparons notre approche. Nous avançons jusqu'à une grande clairière qui correspond à la description qui nous a été faite. Je sors un peu trop rapidement du buisson et je suis détecté par un traqueur posté au coin du champ. Il se dirige immédiatement vers le lieu où il m'a aperçu. Nous décidons dans l'urgence de nous dissimuler au sol puis quelques minutes plus tard de nous replier un peu plus loin.
Le temps presse, à 12h00 un échange aura lieu et nous devons retrouver un second point d'observation. Nous mettons à profit les 10 min qui nous reste en rampant jusqu'à un nouveau poste d'observation plus prêt de l'entrée du champ. Je reste un peu en retrait avec mon carnet de notes tandis que mon binôme s'avance au plus près pour prendre des photos. La zone où nous sommes est une ancienne décharge et Grey se dissimule derrière un vieux tambour de machine à laver posé au pied d'un arbre.
A midi un premier véhicule arrive et se gare à une dizaine de mètres de nous. Trois hommes armés en sortent et établissent un périmètre de sécurité. Quelques minutes plus tard un second véhicule arrive et les deux groupes s'échangent du matériel contre de l'argent. Un des hommes s'approche du buisson où est installé mon camarade la pression monte mais il ne se décourage pas et prend à plusieurs reprises des photos de la rencontre. Par chance nous sommes bien situés et nous prenons toutes les infos possibles. A la fin de l'échange les orgas déclarent la zone safe et nous sortons de notre cachette pour les rejoindre.

Avant de rejoindre notre nouvel objectif nous nous accordons un temps repas.
Les traversées dans la verte commence à peser moralement et physiquement et nous commençons notre progression en passant par un chemin praticable en véhicule. Sur le chemin l'ouïe infaillible de mon binôme nous fait éviter de justesse une patrouille véhiculée à deux reprises. Nous quittons finalement la route pour nous mettre en sécurité.

Nous arrivons sur l'atelier suivant qui est situé au croisement de deux lits de rivière asséchés. La plupart des binômes sont déjà sur place.

15h00, les organisateurs nous donnent les consignes de l'atelier. Il s'agit de progresser vers une cible , d'identifier les dessins qui sont présentés dessus et de finir par tirer sur une cible à proximité. Il nous est précisé que nous avons jusqu'à à trois heures pour réaliser l'objectif. Les cibles sont posées sur un barrage de pierre dans le lit de la rivière, bordé de deux collines. Nous optons pour une approche dans les hauteurs et rampons en profitant des coups de vent pour masquer les bruits de déplacement. Nous travaillons peu ce type d'approche et l'atelier est une belle opportunité de l'expérimenter sur un terrain inconnu aux multiples possibilités. Nous finissons par trouver une fenêtre d’observation derrière des sapins. Elle nous permet valider le module observation. Malheureusement je n'arrive pas à toucher les cibles, gêné par ma position qui n'est pas suffisamment dégagée.

On nous annonce par la suite que ce lieu sera notre zone de bivouac pour la soirée et que les ateliers de la journée sont maintenant finis. Nous en profitons pour monter le camp, nous restaurer et échanger avec les autres binômes sur leur emport.
A la tombée de la nuit nous entendons les orgas appeler les trois participants solos qui partent s'équiper après un court briefing pour ensuite disparaître dans les hauteurs. Nous sentons que notre tour va bientôt arriver et nous nous préparons dans la foulée. Deux heures plus tard, nous sommes appelés puis briefés sur notre prochain objectif.
Nous devons infiltrer un village truffé de patrouille pour y récupérer le contenu d'une boite.
Nous prenons le parti de progresser sans répliques pour être le plus léger et discret possible. Partant du principe que si nous étions découverts il en était fini de nous.
Le village en question est perché en haut d'une colline parsemé de buissons, de petites haies et d'herbes hautes. Nous essayons de passer par plusieurs endroits différents mais rien n'y fait. Les gardes sont partout et nous ne trouvons pas de failles dans leur dispositif. A la fin du temps nous rentrons sans l'objectif mais sans avoir été capturés.

De retour au camp le bivouac nous attend. C'est à ce moment qu'on nous annonce que nous avons été repérés et que les traqueurs viennent dans notre direction pour nous neutraliser. Il faut rapidement démonter le camp et ne laisser aucune trace. Avant de partir on nous donne une enveloppe que nous ouvrirons plus tard dans la soirée.

Le sac est rapidement rempli et nous nous enfonçons dans les bois le plus rapidement et silencieusement possible aidés de nos lampes rouges. Apres nous être suffisamment éloignés nous trouvons une zone claire qui permet tout juste d'installer notre tarp tout en étant cachés par les buissons environnants.
Vient le moment de l'ouverture de l'enveloppe. Nous y découvrons la photo d'une cible à abattre, l'heure du rendez-vous ainsi que les coordonnées du point de passage. Elle est accompagnée d'informations sur le point d'extraction.
Apres cette intense journée nous n'avons aucun mal à nous endormir et le vent plus clément que la nuit précédente facilite notre sommeil.

Dimanche 03 avril, l'heure de vérité.

Le réveil sonne à 6h00 et nous mettons un peu de temps à sortir des sacs de couchage. Nous devons être en place à 7h50 sur le lieu du tir et nous sommes à moins d'un kilomètre de la cible.
Une fois le camp plié nous étudions une dernière fois la carte pour définir notre stratégie d'approche et l'itinéraire d'extraction. Nous faisons le choix de garder notre ligne de conduite et d'éviter au maximum les chemins susceptibles d'être utilisés par les traqueurs.

Nous arrivons avant l'heure du rendez-vous sur le pas de tir. J'en profite pour agrémenter mon camouflage et trouver une ligne de tir adapté. Mon binôme se poste à proximité, un peu en retrait, prêt à en découdre si notre cible est escortée. Le temps passe et rien en vue. Grey vérifie l'horaire et m'indique que ce n'est pas 7h50 mais « à partir de 7h50 ». Nous attendons donc patiemment notre cible. Durant cette attente je change plusieurs fois de position assise.

Pendant l'attente un binôme passe à quelques mètres de nous. Juste après les avoir avertis de notre présence mon binôme m'indique qu'un véhicule est en approche. Ils se jettent dans les buissons tandis que je me focalise sur ma cible. Le véhicule roule lentement mais ne semble pas vouloir s'arrêter. Le temps presse, il n'y a que quelques secondes pour identifier et abattre la cible. Rapidement, je vise en prenant en compte la vitesse du véhicule et tire. Un claquement se fait entendre mais tout va trop vite, impossible de savoir où est l'impact. Le conducteur crie « contact », et le véhicule accélère puis disparaît derrière une succession de virages.

Nous nous enfonçons immédiatement dans les bois en direction de nos sacs. Nous entendons à plusieurs reprises les voies de traqueurs à proximité se qui nous fait accélérer le pas. Une fois tout notre matériel récupéré nous partons pour une dernière traversée dans la jungle. Ce dernier trajet sera le plus éprouvant du weekend.
En descendant sur un sentier de randonnée je pense apercevoir un traqueur au bout du chemin et nous remontons directement dans les buissons pour ne pas prendre de risques inutiles.
Durant le dernier kilomètre l'orga nous appelle pour avoir de nos nouvelles, nous lui répondons que nous nous approchons.
Nous arrivons enfin sur la zone d'extraction sans avoir été interceptés du weekend. Notre objectif personnel est donc rempli.
Apres un debriefing avec l'ensemble des participants on nous annonce que notre cible fait partie des deux qui ont bien été touchées dans une zone létale ce qui valide ce dernier atelier.

Ce weekend hors du temps est jusque là ma meilleure expérience d'airsoft en termes d'immersion, d'apprentissage et d'expérimentation.
Un grand merci à l'ensemble des personnes qui ont fait vivre cet événement de qualité ( orga, plastrons, et joueurs).
Merci à mon Binôme qui s'est engagé à 100% dans cette aventure et qui m'a permis d'aller jusqu'au bout.

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Re: Retex CROSSROAD - Marksman Challenge 2022

Message par Mino » 20 avr. 2022 6:44

Super retex et encore bravo et merci à vous deux de votre prestations !!
Tout Cul Tendu Merite Son Du mais à CON ! CON et DEMI !!!
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